L'histoire | Parti pris | L'auteur | Presse | Photos | Vidéos

Lors d'un échange de mail récent entre Céline Allaoua et Fernando Arrabal, celui-ci a confié :

"Très chère Céline,... J'ai vraiment aimé votre mise en scène et le travail des acteurs. Et beaucoup l'idée de la poupée-marionnette si expressive. Continuez , le théâtre est en grande partie dans les catacombes , comme la culture en général si l'on excepte quelques grosses machines .

Courage et amitiés: Fernando Arrabal..."

L’écrivain espagnol Fernando Arrabal est né le 11 août 1932 à Melilla (Maroc Espagnol), peu de temps avant la guerre civile qui va déchirer son pays. Son père a été condamné à mort au début de la guerre civile espagnole. Un année plus tard sa peine a été commuée en celle de travaux forces a perpétuité. Il est passé par diverses prisons et le 4 novembre 1941 il s’est échappé et a disparu... pour toujours.




Après des études universitaires à Madrid, Fernando Arrabal s’impose très vite comme l’une des personnalités artistiques les plus fortes et controversées d’Espagne. Cet immense poète et dramaturge a publié une centaine de pièces de théâtre, quatorze romans, sept cents livres de poésie, plusieurs essais et sa célèbre Lettre au général Franco (1972) du vivant du dictateur. Son théâtre complet, est publié en de nombreuses langues.
Il est co-fondateur du mouvement Panique avec Roland Topor et Alejandro Jodorowsky, et Transcendant Satrape du Collège de ‘Pataphysique’ depuis 1990.

C’est un véritable touche-à-tout à la curiosité insatiable qui se tourne logiquement vers le cinéma où il réalisera sept longs-métrages. Durant toute sa carrière cinématographique, ses films, remplis d’inventions visuelles, verbales ou sonores, mêlent souvent ses propres obsessions à l’Espagne de la Guerre civile ; quand ils ne virent pas vers l’érotisme, voire la scatologie.

Il se fait plus discret à partir des années 80, seule sa Lettre à Fidel Castro (1984) le replace en haut de l’affiche. Une discrétion qui ne l’empêche pas de continuer à écrire et de voir son oeuvre être l’une des plus jouées dans le monde.

Son univers est à la fois fou, poétique, brutal, joyeusement provocateur mais aussi lucide, politique tout en pratiquant la dérision et une critique sociale acerbe. En 2006, septagénaire, il fait une surprenante apparition dans le film Avida de Benoît Delépine et Gustave Kervern.